Introduire une plainte – comment obtenir gain de cause

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Kalender Icon 1 décembre 2021

Introduire une plainte est facile. C’est ce que beaucoup pensent. Mais pourquoi, dans de nombreux cas, une action en justice ne se termine-t-elle pas automatiquement par un résultat positif pour le plaignant ? Nous vous expliquons comment se déroule une procédure judiciaire, nous décrivons quelques faits intéressants et, enfin, nous vous donnons de précieux conseils pour vous aider à obtenir gain de cause.

Définition : action en justice

Une action en justice est adressée au tribunal dans le but d’obtenir justice par le biais de la loi et d’une procédure judiciaire. Toute personne a le droit d’agir en justice. Les mineurs doivent être représentés par leurs parents ou leur tuteur. Une entreprise peut également intenter une action. Celle-ci est alors désignée comme personne morale et représentée en justice par les propriétaires de l’entreprise.

D’un point de vue juridique, il existe de nombreux types d’actions en justice. Dans les affaires civiles, on distingue les actions en exécution, les actions déclaratoires et les actions formatrices. Cette dernière est introduite lorsque le demandeur plaide en faveur d’une modification de la situation juridique par rapport à celle existant actuellement et en sa faveur.

Le parcours d’une plainte

Le code de procédure civile suisse prévoit une procédure dite simple. Vous pouvez y recourir si la valeur du litige est inférieure à 30 000 francs suisses. Elle est souvent utilisée dans les affaires de droit du travail ou de droit du bail. Nous vous présentons le déroulement d’une action en justice à l’aide de cette procédure.

1. procédure de conciliation

La première démarche consiste à saisir une autorité de conciliation. Si la tentative de conciliation dans le cadre de cette procédure s’avère négative, vous recevrez une autorisation d’agir en justice. Il n’y a que quelques exceptions où une procédure de conciliation n’est pas nécessaire (par exemple, en cas de divorce ou si le plaignant est domicilié à l’étranger).

2. consultation d’un avocat

Vous vous demandez probablement si vous avez besoin d’un avocat. C’est en effet à vous de décider, car l’avocat n’est pas obligatoire dans les procédures simples. Toutefois, vous devez distinguer deux aspects dans votre décision.

Conseil en amont

Avant d’intenter une action en justice, vous devez connaître vos chances réalistes de gagner le procès. Vous avez besoin d’une projection des coûts du procès afin d’évaluer s’il est judicieux d’intenter une action en justice. Un avocat spécialisé peut répondre rapidement et facilement à toutes vos questions à ce sujet. Il peut soit vous éviter un procès coûteux, soit vous aider à préparer une action en justice.

Représentation en justice

La décision de se représenter soi-même en justice dépend de la complexité de l’affaire, mais aussi toujours de la valeur du litige. Les frais d’avocat sont-ils proportionnels à la valeur du litige ? Si le procès se termine bien pour vous, il est possible que vous obteniez un remboursement partiel ou total des frais d’avocat et de procédure.

3. la requête et l’examen judiciaire

Dans le cadre de la procédure simplifiée, la requête peut être écrite ou orale. Le contenu suivant fait partie intégrante du droit :

  • Nom et coordonnées du plaignant et de l’accusé
  • Indication de l’objet du litige, le cas échéant de la valeur du litige
  • Objectif de l’action du point de vue du demandeur
  • Date et signature

En option :

  • Indication de preuves ou de témoins
  • autres contextes

Facultatif, mais avec un grand impact :

  • Demande d’indemnisation des parties (demande de prise en charge des frais par la partie adverse)

Si vous oubliez cette dernière demande, il se peut que la partie adverse ne se voie pas attribuer les frais de justice, même si vous gagnez le procès.

La requête peut déjà contribuer de manière significative à l’issue de l’action. Elle doit donc être précise et convaincante. Les éléments essentiels de l’argumentation doivent être inclus de manière brève et concise.

En fonction de sa nature (requête motivée ou non), de son contenu et de sa portée, la plainte est maintenant examinée. Si la plainte est fondée, le défendeur a la possibilité de présenter des observations préalables. Ensuite, soit le plaignant est directement convoqué à l’audience principale, soit il y a un nouvel échange de correspondance, soit il y a encore une audience d’instruction. Les juges décident différemment si les preuves peuvent être présentées au cours de l’audience préliminaire ou seulement lors de l’audience principale.

4. procès principal

Le déroulement de l’audience dépend du fait qu’une citation directe a eu lieu ou que des observations doivent encore être présentées. Cela détermine également l’étendue des possibilités pour le demandeur et le défendeur de présenter des arguments et des preuves directement devant le tribunal. A la fin de l’assemblée générale, les deux parties peuvent faire deux présentations finales. Cela signifie qu’ils peuvent prendre position sur l’accusation et les preuves. Les nova, c’est-à-dire les nouveaux arguments et preuves, ne peuvent être présentés que pendant une période limitée. Cette période dépend également de la nature de la décision préliminaire.

Les deux parties peuvent également décider de ne pas tenir de procès. Toutefois, dans ce cas, il ne peut y avoir ni examen des preuves ni convocation de témoins.

A la fin du procès, il y a la décision du juge – le jugement.

Coûts, prise en charge et aides

  • Avance de fonds

Dans le cas d’une procédure simple, le juge peut tout au plus demander une avance au demandeur dans le cadre de litiges patrimoniaux. Dans le cas d’une procédure ordinaire, le paiement anticipé est beaucoup plus fréquent. Parfois, un paiement de garantie doit également être effectué. Par exemple, lorsqu’il y a de bonnes raisons de penser que le défendeur est insolvable ou qu’il ne réside pas en Suisse.

  • Prise en charge des coûts

En règle générale, la partie perdante prend en charge les frais de justice ainsi qu’un forfait d’indemnisation cantonal. La répartition exacte des frais varie en fonction de la nature, de l’ampleur et du contexte de l’affaire et des parties concernées.

La procédure de conciliation est également payante et n’est gratuite que dans des cas exceptionnels. Les différentes exceptions sont indiquées dans le Code de procédure civile suisse (CPC).

  • Assistance juridique gratuite

Il est possible de faire une demande d’assistance juridique gratuite. La condition de base est que votre pronostic de départ soit bon et que vous soyez légalement considéré comme étant sans ressources. Cela nécessite la divulgation de votre situation financière. Si la demande est acceptée après un examen approfondi, les frais de justice et, si nécessaire, le paiement d’un avocat seront pris en charge. Toutefois, le paiement de l’objet du litige n’est pas couvert si vous perdez le procès.

  • Assurance protection juridique

Une assurance de protection juridique doit être souscrite au préalable. Le type de litige et l’étendue de la couverture des frais dépendent de chaque cas. Faites attention aux petits caractères lors de la souscription. Si vous souhaitez y recourir, vous devez faire une demande de couverture. Votre assureur examinera alors les perspectives de l’affaire et vous dira si et dans quelle mesure votre assurance de protection juridique peut vous aider.

  • Frais d’avocat

Les frais d’avocat sont calculés en fonction de différents critères, tels que la complexité de votre affaire et la valeur du litige. Certains avocats ont un taux horaire fixe, d’autres proposent des modèles forfaitaires. Les avocats suisses n’ont pas le droit de travailler exclusivement sur la base d’un honoraire de résultat. Une commission de résultat est toutefois autorisée après accord préalable avec le client.

Certains avocats proposent des consultations initiales gratuites, d’autres les facturent à l’heure. Veillez à ce que tous les coûts additionnels, tels que les recherches, les appels téléphoniques et si la TVA est incluse dans le prix, soient indiqués. Si, après la facturation, vous n’êtes pas certain que le taux est trop élevé, la commission des honoraires de l’ordre des avocats peut vous aider. Le moyen le plus simple reste toutefois un entretien préalable ouvert et sans crainte avec l’avocat potentiel. Les avocats sérieux sont transparents quant à leurs coûts et résolvent immédiatement toute ambiguïté.

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