CGV : les 8 points essentiels à couvrir
Souvent appelées « les petits caractères » par les consommateurs, les conditions générales de vente sont un élément juridique extrêmement important du contrat. Pourtant, de nombreux entrepreneurs ont du mal à les rédiger. Nous vous expliquons ci-dessous huit des points juridiques les plus importants.
Que sont les conditions générales ?
Les CGV sont un ensemble de droits et d’obligations qui font partie intégrante de contrats multiples. La création ou la modification des CGV nécessite de prendre en compte et d’inclure un grand nombre de points juridiques. Dans le cadre de la numérisation, il est important d’avoir une vue d’ensemble de l’ensemble des directives, qui sont en outre soumises à des changements constants. Nous vous proposons ci-dessous un petit aperçu du monde des CGV avec un extrait de huit critères importants.
1. principes de divulgation
Vous devez toujours faire référence aux conditions générales de manière évidente. Hors ligne, il s’agit généralement d’une référence aux conditions générales imprimées au dos du contrat. Dans les boutiques en ligne, il doit y avoir un lien facilement visible vers les CGV qui redirige les utilisateurs directement vers celles-ci en un clic de souris.
L’accès du consommateur doit être facilité et il doit avoir la possibilité de lire toutes les CGV et de décider librement de les accepter ou non. Les conditions générales doivent être complètes, faciles à lire et à comprendre.
Pour les transactions en ligne, il est également nécessaire de proposer un moyen direct et simple de télécharger, d’enregistrer et d’imprimer le document complet.
2. acceptation légale des conditions générales
Dans le commerce hors ligne, la signature d’un acheteur rend un contrat contraignant. Si ce contrat comporte une référence évidente aux conditions générales, l’acheteur accepte également les conditions générales et les rend ainsi contraignantes pour le contrat.
Dans le domaine du commerce électronique, la plupart des entrepreneurs optent pour la méthode relativement simple et sûre d’une case à cocher avant le paiement. Il est important d’inclure un blocage technique de sorte que la commande finale ne soit pas possible sans cocher la case.
En principe, un client peut accepter les CGV de manière explicite ou implicite. Juridiquement, on parle d’acceptation totale lorsque les CGV ont été manifestement lues et que l’accord est clair. Si les conditions générales sont acceptées alors qu’elles n’ont été que partiellement lues ou survolées, il s’agit d’une acceptation globale.
3. modifications au sein des conditions générales
Le principe de visibilité immédiate et d’acceptation volontaire sans équivoque s’applique également aux conditions générales révisées dans le domaine de la consommation. Il ne suffit pas d’indiquer les modifications. Au contraire, le client doit accepter les nouvelles conditions. Dans le cas contraire, les modifications sont sans effet.
4. date de conclusion du contrat
Pour les contrats conclus avec des consommateurs, le moment où les conditions générales sont mentionnées est déterminant. Celui-ci doit impérativement être antérieur à la conclusion du contrat. Si les conditions générales ne sont publiées qu’après l’achat, par exemple uniquement sur le bon de livraison, elles ne sont pas valables. Dans la pratique, une telle mention évidente se fait par exemple par l’affichage des CGV dans le magasin. En ligne, un lien est proposé pour la consultation et le téléchargement avant l’achat. Les CGV doivent être acceptées en cochant une case pour conclure l’achat.
5. la règle de l’anormalité
Les conditions générales sont souvent longues à lire. Ainsi, si les consommateurs pensent déjà connaître les éléments les plus importants pour eux de certaines conditions générales, car elles sont souvent similaires, ils les acceptent sans les relire en détail.
Pour protéger cette majorité d’acheteurs, la loi a conçu la règle des clauses inhabituelles. Selon cette règle, la loi impose de signaler les éventuelles « clauses inhabituelles » dans un contrat. Cette mention doit être claire, au moins sous la forme d’un texte en gras. Une référence séparée est encore mieux. Le principe est que plus c’est évident, mieux c’est, surtout si l’utilisateur n’a pas ou peu de connaissances sur le secteur concerné.
Mais comment la loi définit-elle les « clauses inhabituelles » ? Les critères évidents sont parfois ceux qui, par exemple, présentent des critères inattendus étrangers au secteur ou au commerce, s’écartent massivement de la législation ou désavantagent très fortement le consommateur dans ses droits. En cas de doute, c’est au tribunal de décider si une clause peut être considérée comme inhabituelle. Le fait est que l’acheteur est toujours perçu comme une partie faible.
En tant qu’entrepreneur, vous devez être en mesure de prouver la référence évidente au point contractuel contesté. Dans le cas contraire, vous êtes perdant. En revanche, si vous apportez une preuve certaine, la clause globale est considérée comme une acceptation totale et l’utilisateur doit se conformer au contenu de la clause.
6. accords extracontractuels
En principe, les accords extracontractuels priment toujours sur les conditions générales. Il est donc conseillé de toujours rédiger des accords séparés par écrit et de les faire confirmer par la signature des deux parties contractantes. Une formulation claire et sans ambiguïté est essentielle, car la loi suisse prévoit une règle d’ambiguïté. En résumé, en cas de doute sur une formulation ambiguë, le droit est généralement attribué au consommateur, après examen de toutes les interprétations.
7. interdiction des conditions générales abusives
En 2012 déjà, certains points des directives européennes sur le commerce électronique ont été intégrés dans la loi lors de la révision de la LCD suisse. En vertu de l’article 8 de la LCD, les conditions générales dites abusives à l’égard des consommateurs sont depuis lors interdites par la loi. Cela limite la liberté contractuelle générale qui prévaut en Suisse.
Cela signifie qu’aucune clause présentant un déséquilibre significatif ou injustifié entre les droits et les obligations du consommateur ne peut être incluse dans les conditions générales. La loi ne fournit pas de liste d’exemples de clauses correspondantes. Celles-ci peuvent tout au plus être discutées sur des sites en ligne sérieux. C’est pourquoi la connaissance et la sensibilité du rédacteur du contrat sont primordiales. En cas de doute, c’est le tribunal qui décide en fin de compte si une clause est abusive.
8. inclusion de tous les contenus de base lors de la première rédaction
Lors de la rédaction initiale des conditions générales de vente, il est important d’inclure tous les points juridiques de base qui sont importants pour la période précédant, accompagnant et suivant le processus d’achat. Il est important de garder à l’esprit l’ensemble du processus d’achat.
Voici quelques-unes des clauses importantes :
- Conditions de garantie
- Conditions de paiement
- Conditions de livraison
- Données de retour
- Limitation de responsabilité
- Informations juridiques et juridiction compétente (y compris une référence séparée au droit suisse)
- Politique de confidentialité
Assistance d’un avocat spécialisé
La législation comprend également toute une série d’autres dispositions. Il s’agit de règles générales et de règles spécifiques à certains secteurs d’activité. En outre, les dispositions relatives à la protection des données doivent être détaillées et vous devez tenir compte de toute modification récente de la législation. L’engagement d’un avocat spécialisé et expérimenté est également fortement recommandé par les coopératives juridiques suisses lors de la rédaction de conditions générales. Il peut également vous apporter le soutien professionnel dont vous avez besoin en cas de modification de vos conditions générales.
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