Pourquoi est-il intéressant de conclure un contrat de concubinage ?

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Kalender Icon 2 mai 2025

Tous les couples ne souhaitent pas conclure leur union par un mariage. Il peut y avoir de nombreuses raisons pour lesquelles un couple choisit le concubinage, c’est-à-dire une union non matrimoniale. Toutefois, les conséquences juridiques et financières de ce statut doivent être soigneusement prises en compte. C’est pourquoi, même en cas de concubinage, un contrat peut aider à clarifier toutes ces questions. Dans cet article, vous découvrirez les avantages et les inconvénients du concubinage par rapport au mariage et les arguments en faveur de la conclusion d’un contrat de concubinage.

En un coup d'œil

  • Contrairement aux conjoints mariés, les concubins n’ont pas droit aux prestations du premier pilier en cas de décès.
  • Les couples vivant en concubinage sont imposés séparément.
  • Dans le cas d’un enfant né d’une union libre, le père doit demander l’autorité parentale pour pouvoir exercer l’autorité parentale conjointe.

Qu'est-ce que le concubinage ?

Le nombre de couples non mariés en Suisse augmente d’année en année. On ne sait pas si cela est dû à l’augmentation du nombre de divorces ou simplement à un changement de style de vie des couples. Cependant, il est clair que ce mode de vie convient à un grand nombre de couples. Le concubinage est le statut d’un couple qui vit sous le même toit, mais qui n’est pas marié. Le concubinage n’est pas réglementé par la Constitution. Ainsi, par défaut, la loi ne reconnaît pas de protection commune entre les concubins, qui sont chacun considérés comme des individus aux yeux de la loi.

Les avantages du concubinage

Le choix de vivre en concubinage présente certains avantages pour les couples. Ceux-ci sont principalement d’ordre financier, par exemple en raison des économies d’impôts. Les couples vivant en concubinage bénéficient d’avantages fiscaux par rapport aux couples mariés.

Cela s’explique principalement par le fait qu’ils déposent leurs déclarations d’impôts séparément, même s’ils vivent ensemble. Ainsi, leur revenu et leur patrimoine sont imposés indépendamment l’un de l’autre. Comme l’imposition est moins élevée dans ce cas, les concubins ont un avantage par rapport aux couples mariés. De même, un couple de concubins peut recevoir deux rentes AVS individuelles si les deux partenaires exercent une activité professionnelle. Le montant total peut alors atteindre 4.780 CHF. Les couples mariés reçoivent à la place une rente commune limitée à 3.585 CHF, soit un quart de moins.

Les inconvénients du concubinage

Cependant, il existe de nombreux domaines dans lesquels le mariage offre une meilleure protection que le concubinage. Ces points peuvent être considérés comme des inconvénients du concubinage. Comme le droit suisse considère les deux partenaires comme des personnes séparées, ils ne partagent pas leur protection sociale et juridique.

Pas de protection en cas de décès ou de séparation

Ainsi, en cas de décès, le partenaire restant ne peut prétendre ni à un héritage ni à une participation aux biens du défunt. Il ou elle ne reçoit pas non plus de rente de veuf ou de veuve du premier pilier (assurance vieillesse, survivants et invalidité). Les prestations du deuxième pilier (caisse de pension) peuvent être versées au partenaire, mais sous certaines conditions qui dépendent de la caisse et du contrat en question. En cas de décès, le partenaire survivant peut donc se retrouver sans ressources et n’a aucun droit légal sur la succession de son partenaire décédé.

Il en va de même en cas de séparation. Contrairement au mariage, il n’y a pas de communauté de biens lors de la cohabitation, ce qui peut avoir de graves conséquences, surtout en cas de créances de valeur. En outre, il n’est pas possible de demander une pension alimentaire pour un partenaire qui a tenu le ménage pendant de nombreuses années et qui ne parvient pas ou difficilement à se réinsérer dans la vie professionnelle.

Concubinage et autorité parentale

Si les partenaires ont des enfants communs, le père biologique doit demander l’autorité parentale afin d’obtenir la garde conjointe ou partagée de son enfant. Pour les enfants non légitimes, la mère est considérée par défaut comme la seule titulaire de l’autorité parentale (art. 252 et 260 du Code civil). Par conséquent, l’enfant porte automatiquement le nom de la mère, même si le père n’a pas fait valoir sa paternité.

Pourquoi conclure un contrat de concubinage ?

De nombreux aspects de la protection sociale et juridique ne sont pas régis par la loi dans ce type de cohabitation. Il est donc possible que ce statut pose des problèmes à l’un des partenaires, notamment au moment de la séparation ou du décès.

Si les deux partenaires travaillent, il n’y a pas de désavantage en matière d’AVS ou de prévoyance professionnelle. Toutefois, si l’un des concubins s’occupe du ménage et cesse de travailler pendant cette période, il ou elle ne cotise plus à l’AVS et les versements à la prévoyance professionnelle sont suspendus. Toutefois, en cas de séparation, ce partenaire n’a alors pas droit à une pension alimentaire, comme ce serait le cas en cas de divorce. Il est donc conseillé de régler ces questions à l’avance dans un contrat de concubinage.

Validité juridique du contrat de concubinage

Le contrat de concubinage n’est pas prévu par la loi et n’est donc ni obligatoire ni formellement réglementé. Son contenu et sa forme sont libres. Il est toutefois conseillé de consigner tous les accords par écrit afin d’en garder une trace. Un avocat en droit de la famille se fera un plaisir de le faire pour vous.

Le contrat de concubinage peut donc être rédigé d’un commun accord entre les concubins, mais il est recommandé de consulter un avocat spécialisé en droit de la famille qui analysera la situation individuelle de chacun. Toutefois, si le contrat de concubinage contient des questions de succession, il doit être authentifié par un notaire pour être valable.

Que devrait contenir un contrat de concubinage ?

Un contrat de concubinage vous permet de convenir des questions de prévoyance vieillesse et de couverture des risques. Cela nécessite tout d’abord un examen de la situation individuelle des cohabitants en matière d’assurance et de retraite. En général, un contrat de cohabitation en concubinage doit contenir au moins les points suivants :

  • La répartition des tâches au sein du ménage et les contributions financières de chaque partenaire
  • Inventaire des actifs
  • Gestion des logements collectifs
  • Le pouvoir de représentation de l’autre partenaire
  • Relations juridiques avec les enfants d’un partenaire ou du couple
  • Règles de séparation

Contrat de concubinage et logement locatif

En cas de concubinage, seul le locataire signataire du bail a un droit exclusif sur le logement. Il peut donc exclure son concubin de la colocation à tout moment. Il ou elle est également seul(e) responsable du paiement du loyer. Pour éviter cela, il est recommandé que les deux partenaires signent le contrat de location.

Si cela n’est pas possible, un contrat de concubinage peut vous aider à résoudre ces problèmes en précisant qui pourra occuper le logement après la séparation et quand l’un des partenaires devra quitter le logement commun en cas de séparation.

Contrat de concubinage et assurance pension

Un contrat de concubinage permet également aux couples de régler les questions de retraite. Dans le système suisse actuel, les concubins ne bénéficient pas de la protection sociale de leur partenaire pour les prestations des trois piliers. En cas de décès, un contrat de concubinage peut protéger le partenaire restant, notamment par la souscription d’une assurance vie.

Contrat de concubinage et contribution à la vie commune

L’un des points les plus importants à régler lors de la rédaction d’un contrat de concubinage est la participation à l’entretien commun de chaque partenaire. En effet, les dispositions légales du mariage ne s’appliquent pas en cas de concubinage, de sorte qu’il n’y a pas de devoir d’assistance mutuelle, ni de droits et de devoirs après une séparation ou un décès.

Il est donc important que les tâches ménagères (ménage, famille et travail) soient organisées et réparties équitablement entre les partenaires. Par exemple, si l’un des partenaires cesse de travailler pour s’occuper du ménage et des enfants, il ou elle perdra des cotisations à l’AVS et à la caisse de pension. En cas de décès, de séparation, de retraite ou d’invalidité, ce partenaire peut alors se retrouver financièrement à court et ne pas recevoir suffisamment de prestations pour maintenir son niveau de vie. Dans un contrat de concubinage, vous pouvez convenir de la manière dont ces pertes seront compensées et dont les contributions au ménage et à l’entretien seront équilibrées.

Un contrat de concubinage vous offre sécurité et clarté dans votre partenariat, même sans certificat de mariage.

Je vous conseillerai volontiers personnellement.

MLaw Livio Stocker

avocat notaire

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FOIRE AUX QUESTIONS : Contrat de concubinage

Contrairement aux époux dans un mariage, les deux partenaires d’un concubinage sont considérés par le droit suisse comme des personnes indépendantes. Les concubins ne partagent donc pas leur protection sociale et juridique et sont également imposés séparément.

Un couple vivant en concubinage peut avoir des avantages financiers par rapport à un couple marié. Cela s’explique par le fait que les concubins sont imposés séparément. De même, ils peuvent percevoir chacun une rente AVS dont le montant total peut être supérieur à celui d’un couple marié.

Les partenaires de vie ne bénéficient pas de la même protection que celle prévue par la loi pour les couples mariés. En cas de décès, le partenaire restant n’a pas droit à l’AVS du défunt et peut également être désavantagé sur le plan patrimonial.

En cas de décès, le partenaire restant n’a aucun droit à l’héritage ou à une participation aux biens du partenaire décédé. Il est possible de rédiger un testament pour léguer des biens ou des avoirs au partenaire, mais là encore, la part minimale des enfants et de la famille prévue par le droit successoral doit être respectée.

Contrairement au mariage, le concubinage ne donne pas droit à une rente de veuve ou de veuf du premier pilier en cas de décès. Ce n’est que dans certains cas qu’il est possible que des prestations complémentaires du deuxième pilier, appelé caisse de pension, soient versées au partenaire restant.

Le contrat de concubinage peut être rédigé librement par les concubins, tant sur la forme que sur le fond. Une authentification par un notaire n’est requise que si le contrat porte sur des questions de succession.

Un contrat de concubinage offre un cadre juridique minimum pour la vie commune non matrimoniale d’un couple. Il règle notamment les questions relatives aux biens communs, à la contribution financière de chaque partie à l’entretien commun, au logement commun et à la relation avec les enfants.

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