L’autorité parentale après le divorce : cadre juridique et informations générales
L’autorité parentale régit les droits et les obligations des parents vis-à-vis de leurs enfants. Mais qu’advient-il de ces droits et obligations en cas de divorce et qui conserve l’autorité parentale ? Le législateur a décidé en 2014 que la norme était que les deux parents conservent l’autorité parentale même après un divorce. Mais il y a des exceptions. Informez-vous dans cet article sur le cadre juridique de l’autorité parentale et sur les possibilités qui s’offrent à vous après un divorce.
Qui détient l'autorité parentale après un divorce ?
Depuis le 1er juillet 2014, l’autorité parentale conjointe est devenue la règle en Suisse en cas de séparation ou de divorce. L’autorité parentale conjointe s’applique généralement indépendamment du fait que les parents d’un enfant soient mariés ou non. Dans le cas d’un couple marié, un divorce ne change donc théoriquement rien dans un premier temps à l’autorité parentale conjointe, qui reste donc détenue par les deux parents après la séparation (article 296 du Code civil).
L’autorité parentale confère aux parents des droits et des devoirs envers leur enfant. Les parents qui détiennent ce droit doivent donc assumer la responsabilité de l’éducation, des soins quotidiens, de la gestion des biens et des économies de l’enfant. Ils sont également les représentants légaux de l’enfant vis-à-vis des tiers et décident du lieu de résidence de l’enfant (voir articles 301-305 du Code civil).
Celui qui détient l’autorité parentale est également tenu de pourvoir aux soins quotidiens et à l’entretien de votre enfant (achat de vêtements, etc.). Tous les accords relatifs aux soins quotidiens, au logement et à la garde relèvent de l’autorité parentale. Il s’agit d’une partie de l’autorité parentale. En cas de divorce, les parents divorcés sont tenus par la loi de s’entendre et de se mettre d’accord sur toutes ces questions dans l’intérêt de l’enfant.
Comment la garde parentale est-elle réglée après un divorce ?
De nos jours, les parents choisissent de plus en plus souvent de partager la garde parentale après un divorce ou une séparation, afin que chacun d’eux puisse passer du temps avec son enfant et participer de manière significative à son éducation (article 298, paragraphe 2, du Code civil). Dans le cas de l’autorité parentale conjointe, cette garde est également appelée garde alternée, car l’enfant réside alternativement chez ses parents.
Dans les procédures de divorce, le juge examine, à la demande des parents ou de l’enfant, la possibilité et la pertinence d’une telle garde alternée. Idéalement, la garde alternée devrait permettre à l’enfant de passer 50 % de son temps dans chaque foyer. L’un des modèles les plus courants prévoit que l’enfant passe une ou deux semaines consécutives chez l’un des parents, puis une ou deux semaines chez l’autre.
Cependant, dans la pratique, la garde alternée est souvent adaptée à la situation et la loi est flexible à cet égard. L’essentiel est que les parents soient d’accord sur l’exercice du droit de garde et que celui-ci soit dans l’intérêt supérieur de l’enfant. En outre, les deux parents doivent être suffisamment capables de coopérer et de communiquer entre eux en ce qui concerne les décisions et les questions éducatives. En cas de désaccord entre les parents, ceux-ci ont également la possibilité, en vertu de l’article 298b du Code civil, de faire appel à l’autorité de protection de l’enfant, qui décide de l’organisation et de la répartition de la garde parentale.
L'autorité parentale peut-elle être modifiée après un divorce ?
En cas de divorce, les conditions de l’autorité parentale sont également réglées par le tribunal, de sorte qu’il ne devrait subsister aucune ambiguïté à ce sujet. Les titulaires de l’autorité parentale sont clairement désignés par le juge, qu’il s’agisse des deux parents (ce qui est généralement le cas) ou d’un seul (article 298, paragraphes 1 et 2, du code civil).
Toutefois, la situation des parents peut évoluer après le divorce et au fil des années. Un nouvel accord de garde peut alors être conclu entre les parents afin de modifier les conditions de l’autorité parentale ou de la garde. Si les parents ne parviennent pas à s’entendre à l’amiable, ils peuvent faire appel à l’autorité de protection de l’enfant ou à un tribunal. La mesure envisageable est par exemple le retrait de l’autorité parentale ou une nouvelle réglementation de la garde parentale conformément à l’article 298d CC.
Dans tous les cas, les décisions relatives à la garde sont prises uniquement sur la base de l’intérêt supérieur de l’enfant, et non sur la base des intérêts des parents.
Cas exceptionnel de garde exclusive
Le droit suisse considère la garde conjointe de l’enfant comme la norme pour les couples non mariés, séparés ou divorcés. Il peut toutefois arriver qu’un parent demande la garde exclusive ou que cette décision émane d’un tribunal. Les conditions d’attribution de l’autorité parentale exclusive sont définies à l’article 311 du Code civil suisse.
Toutefois, il s’agit désormais d’une mesure rare, car le législateur suisse considère qu’il est plus favorable que l’enfant entretienne une relation avec ses deux parents. En conséquence, même après une séparation ou un divorce, l’autorité parentale ne peut être confiée à un seul parent que si cela est dans l’intérêt de l’enfant. C’est pourquoi, conformément à l’article 314a du Code civil, l’enfant concerné est également consulté pour donner son avis. Les décisions relatives à la garde exclusive sont prises notamment pour des motifs graves, comme les cas d’abus ou de négligence grave des obligations parentales.
Il arrive qu’un parent décide de renoncer à la garde de son enfant parce qu’il n’est pas en mesure, physiquement, moralement ou financièrement, d’en assumer la responsabilité. Dans tous les cas, les tribunaux considèrent la garde exclusive comme un dernier recours, lorsque toutes les autres solutions ont échoué. Toutefois, en l’absence d’objections sérieuses, l’autorité parentale exclusive laisse subsister un droit de visite et d’accès à l’autre parent.
Conseil : Si les circonstances changent, le tribunal peut peser à nouveau le pour et le contre de sa décision concernant la garde exclusive (article 313 du Code civil). Toutefois, un délai d’au moins un an doit s’écouler avant le rétablissement de l’autorité parentale.
Que peut faire un avocat en droit de la famille pour vous ?
Lors d’un divorce ou d’une séparation, les parents sont confrontés à des situations complexes qui concernent à la fois des questions matérielles et émotionnelles. Il arrive souvent que les émotions et les conflits entravent la prise de décision lors d’un divorce et exacerbent encore plus le conflit sur les questions d’autorité parentale. Or, l’avenir de votre enfant est en jeu dans les décisions relatives à la garde. Il est donc recommandé, en cas de divorce, de demander conseil à un avocat en droit de la famille sur vos options en matière d’autorité parentale afin de trouver le meilleur modèle pour vous et votre famille.
FOIRE AUX QUESTIONS : Autorité parentale après le divorce
L’autorité parentale (également connue sous le nom d’autorité parentale) se réfère au parent qui est principalement responsable de l’enfant. Le parent qui a la garde doit donc assumer la responsabilité de l’éducation, de la formation et de la gestion des ressources financières de l’enfant. En tant que branche de l’autorité parentale, la garde parentale détermine quel parent est responsable de la prise en charge quotidienne et des soins, et dans quelles proportions.
Selon le Code civil suisse, après un divorce ou une séparation, les deux parents biologiques conservent par défaut l’autorité parentale sur l’enfant. Ce n’est que dans des cas exceptionnels que l’autorité parentale est attribuée à un seul parent. Dans le cadre de l’autorité parentale conjointe, les parents ont diverses possibilités d’organiser la prise en charge commune (garde parentale) entre eux et dans l’intérêt de l’enfant.
Lorsque les deux parents ont l’autorité parentale, l’enfant vit généralement en alternance chez chacun d’eux. Dans l’intérêt de l’enfant, il est donc souhaitable que chaque parent accueille l’enfant 50 % du temps. Toutefois, la répartition du temps peut varier d’une famille à l’autre en fonction de la situation individuelle. Néanmoins, dans ce modèle, chaque parent dispose toujours d’un minimum de 30 % du temps de garde.
Oui, l’autorité parentale peut être réorganisée d’un commun accord entre les parents, à condition que l’intérêt de l’enfant soit préservé. Cela peut être le cas si l’un des parents n’est plus en mesure d’assumer la responsabilité de l’enfant, par exemple pour des raisons de santé. En outre, un tribunal ou l’autorité de protection de l’enfant peut également décider de limiter ou de supprimer l’autorité parentale d’un parent.
Si votre droit de garde est violé ou compromis par votre ex-partenaire, vous avez la possibilité de vous adresser à l’autorité de protection de l’enfant pour faire valoir vos droits. Le juge peut alors décider de prendre des mesures pour rétablir vos droits, voire de limiter les droits de l’autre parent, si cela est dans l’intérêt de l’enfant.
La garde exclusive est une mesure désormais rare, qui n’est envisagée qu’en dernier recours en cas de conflit familial. Il est toutefois possible d’en faire la demande auprès de l’autorité de protection de l’enfance ou d’un tribunal. Pour que l’autorité parentale puisse être retirée à l’un des parents divorcés, il faut en général pouvoir prouver que ce parent représente une menace pour le bien-être de l’enfant.
Le père biologique et la mère de l’enfant ont en principe le même droit de garde. Toutefois, si les parents ne sont pas mariés, ils doivent d’abord faire reconnaître leur paternité, puis déposer une déclaration commune auprès de l’état civil pour que l’autorité parentale conjointe entre en vigueur. Après un divorce, l’autorité parentale conjointe reste généralement en vigueur pour les deux parents.
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