Convention de divorce : informations générales

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Kalender Icon 22 avril 2025

Par un accord de divorce ou une convention de divorce, les époux se mettent d’accord par écrit sur les conséquences de leur divorce. Les questions de la pension alimentaire, de la garde des enfants et de la liquidation du régime matrimonial sont ainsi abordées. Dans cet article, vous apprendrez notamment ce que contient une convention de divorce selon le Code civil suisse, comment la déposer valablement et comment la modifier.

En un coup d'œil

  • La convention de divorce est un accord à l’amiable entre les époux.
  • Un accord de divorce ne peut être accepté que s’il fait l’objet d’une demande conjointe de divorce.
  • Dans le cas d’une demande unilatérale de divorce, les conséquences du divorce sont négociées devant le tribunal.
  • Lors de l’audience de divorce, la convention de divorce est lue par le tribunal.

Qu'est-ce qu'une convention de divorce ?

En Suisse, on entend par convention de divorce un accord amiable entre les époux, dans lequel ils expriment leur volonté commune de divorcer et règlent en détail les conséquences de la séparation. Ce document écrit règle notamment les questions de garde et de droit de visite des enfants communs, mais aussi les conséquences financières du divorce, comme le versement d’une pension alimentaire à l’un des conjoints et le partage des biens et du domicile conjugal.

La convention de divorce est inscrite aux articles 111 et 112 du Code civil. Il convient de noter que les questions relatives à la garde et aux relations avec l’enfant sont traitées avec une attention particulière par le tribunal. Ce dernier s’assure que les dispositions dont les parents sont convenus servent avant tout l’intérêt de l’enfant.

Que prévoit un accord de divorce ?

Une convention de divorce doit régler toutes les questions relatives aux conséquences du divorce en cas de séparation des époux, telles que la pension alimentaire pour les enfants communs, le partage des biens et d’autres aspects financiers. Une convention de divorce complète doit donc contenir au moins les points suivants :

  • L’autorité parentale et la garde des enfants
  • Paiements des pensions alimentaires pour enfants
  • Paiements de pensions alimentaires pour époux
  • Liquidation du régime matrimonial selon le régime matrimonial
  • Utilisation ou maintien dans le logement familial ou dans un logement commun
  • Prise en charge des frais de justice

Quand a-t-on besoin d'une convention de divorce ?

Une convention de divorce est un accord mutuel entre deux époux qui demandent conjointement le divorce. Ce document n’a donc de sens et de valeur que s’il est présenté par les deux époux. Si le divorce est décidé unilatéralement par l’un des époux, les conséquences du divorce sont négociées devant le tribunal.

En général, il est préférable de parvenir à un accord à l’amiable, car cela permet aux deux conjoints de déterminer eux-mêmes les conséquences du divorce, plutôt que de laisser un tribunal le faire. En règle générale, les accords à l’amiable sont considérés comme plus durables et plus satisfaisants pour toutes les parties. En outre, un accord de divorce permet d’accélérer la procédure de divorce, ce qui réduit considérablement les coûts liés à la procédure. Lorsqu’une convention de divorce complète et légale est présentée au tribunal, il faut généralement moins d’une heure pour qu’elle soit validée.

Que faire si vous n’êtes pas d’accord sur les conséquences du divorce ?

Pour être valable, un accord de divorce doit être déposé conjointement. Il ne peut s’agir d’une décision unilatérale de l’un des époux. Mais que se passe-t-il si les époux acceptent de divorcer, mais ne parviennent pas à se mettre d’accord sur toutes les conséquences du divorce ?

Dans ce cas, les époux peuvent déposer une demande commune de divorce et régler les conséquences du divorce dans ce que l’on appelle une convention partielle ou un accord partiel conformément à l’article 112 du Code civil. Les décisions restantes sont alors portées devant le tribunal. Le tribunal entend chacun des époux et fait une proposition de convention de divorce. La négociation d’un divorce de cette manière peut faire gagner un certain temps par rapport à une procédure de divorce entièrement contentieuse, et donc présenter des avantages financiers.

Pour être acceptée par le tribunal, la convention de divorce doit respecter certaines conditions de fond et de forme. Sur la forme, il s’agit d’un document écrit qui doit contenir les données personnelles des époux. Il s’agit notamment de leurs prénoms et noms respectifs, de leurs dates de naissance et de leurs adresses complètes.

Les articles 119 à 134 du Code civil expliquent quels effets secondaires doivent être réglés en cas de divorce. Le contenu de la convention de divorce doit donc indiquer si l’autorité parentale est maintenue chez les deux parents, comme c’est généralement le cas en Suisse en cas de séparation. Ce n’est que dans des cas exceptionnels que l’un des parents peut se voir attribuer l’autorité parentale exclusive. Dans ce cas, le droit de visite du parent qui n’a pas la garde ou le droit de garde et le lieu de résidence de l’enfant sont également réglés dans la convention. La convention de divorce peut également prévoir le versement d’une pension alimentaire pour l’enfant au parent qui a la garde de l’enfant. Le montant exact ne peut toutefois être calculé que par un tribunal et dépend du barème des pensions alimentaires pour enfants (article 133 du Code civil).

Les époux décident également dans la convention qui aura la jouissance du logement familial après le divorce (article 121 du Code civil). Ainsi, la copropriété ou la location du logement peut être transférée à l’un des époux. Si aucun accord n’est trouvé sur le transfert, le logement peut être vendu et le produit de la vente partagé entre les époux. Toutefois, cela ne s’applique pas si les époux sont sous le régime de la séparation de biens. S’il existe un droit à l’entretien du conjoint conformément à l’article 125 du Code civil, les époux peuvent également le régler dans la convention de divorce. Le partage des biens est réglé dans la convention selon le régime matrimonial du couple (art. 120 et 181-251 CC).

Enfin, la convention règle généralement la question des frais de justice et précise s’ils doivent être supportés par l’un ou l’autre des époux ou par les deux.

Comment une convention de divorce est-elle approuvée ?

La convention de divorce, rédigée conjointement par les époux, est lue devant le tribunal. Après avoir examiné les dispositions, le juge compétent peut décider de les approuver, de les rejeter en totalité ou de n’en approuver qu’une partie. Le cas échéant, le juge ajoute à la convention des points supplémentaires qui n’avaient pas été pris en compte à l’origine.

Si l’un des époux s’estime lésé par les conventions, le juge peut néanmoins décider de les homologuer. Toutefois, si le texte de la convention est contraire à la loi ou si l’un des époux est manifestement désavantagé par celle-ci, la convention de divorce est rejetée. C’est notamment le cas des dispositions concernant les enfants communs. Le juge veille à ce que tous les conflits soient résolus dans l’intérêt supérieur de l’enfant et que l’intérêt personnel des parents passe au second plan (article 133 du Code civil).

Pour ces raisons, il est toujours recommandé de demander l’avis d’un avocat en droit de la famille avant de déposer la convention de divorce. Bien que cela ne soit pas obligatoire, ils peuvent vérifier la validité juridique des conventions et leur équité pour les deux conjoints. Cela augmente énormément les chances d’une acceptation directe de la demande de divorce et réduit ainsi la durée du divorce. Un avocat en droit de la famille peut en outre vous conseiller indépendamment de votre époux/épouse si vous avez le sentiment que les accords n’ont pas été conclus dans votre intérêt.

Un accord de divorce peut-il être modifié ou révoqué ?

Il est tout à fait possible de révoquer une convention de divorce si les deux époux en décident ainsi d’un commun accord. Ils doivent alors rédiger une déclaration écrite dans laquelle ils demandent l’annulation de la convention de divorce. Cela est possible jusqu’au moment de l’audience du tribunal. Les époux ne sont pas tenus de justifier leur demande de révocation.

En outre, il est possible de demander une modification de la convention de divorce tant qu’elle n’a pas été approuvée par le tribunal. Ces modifications sont généralement effectuées au moment de l’audience. Si vous avez besoin d’aide, contactez un avocat spécialisé en droit de la famille. L’avocat se fera un plaisir de vous conseiller sur les questions juridiques.

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FAQ SUR LE DIVORCE : Convention de divorce

Une convention de divorce est un document présenté au tribunal par les époux qui souhaitent divorcer, en même temps que la demande de divorce. Ce document consigne les accords des époux sur les conséquences de leur divorce en ce qui concerne la garde des enfants, les biens et les questions financières telles que le paiement d’une pension alimentaire pour les époux.

Un accord de divorce évite au tribunal de devoir statuer sur les conditions et les conséquences du divorce. Cet accord à l’amiable permet donc de gagner du temps et de l’argent, car il réduit considérablement les frais de justice.

Si les époux sont d’accord sur la volonté de divorcer, mais pas sur les conséquences du divorce, ils peuvent tout d’abord déposer une demande conjointe de divorce. Les conséquences du divorce sont alors réglées dans la mesure du possible dans une convention dite partielle, tandis que le tribunal propose ensuite aux époux, lors de l’audience, un projet de convention pour les aspects restants.

Il est possible qu’un tribunal rejette une convention de divorce. Si le tribunal estime que les accords conclus par les époux dans la convention de divorce sont trop déséquilibrés, il est en droit de rejeter la convention amiable. En outre, le tribunal peut ne pas reconnaître la validité de la convention de divorce si certains points sont contraires à la loi.

Par une convention de divorce, les époux se mettent d’accord à l’amiable sur les conséquences du divorce. Il s’agit de la garde des enfants, du droit de visite pour le parent qui n’a pas la garde, de la pension alimentaire pour les enfants et, le cas échéant, pour le conjoint, de l’utilisation du logement familial, du partage des biens du couple conformément au régime matrimonial suisse et de la prise en charge des frais de procédure.

La convention de divorce doit contenir les données personnelles de chaque époux, son nom complet, son adresse et sa date de naissance. Ensuite, les accords entre les époux sur les conséquences du divorce sont mentionnés. Hormis ces questions, la convention de divorce peut être rédigée librement et n’est pas soumise à d’autres conditions de forme.

Les époux ont la possibilité de révoquer leur accord de divorce jusqu’à l’audience. Pour ce faire, il leur suffit de déposer une demande écrite auprès du tribunal, sans avoir à motiver leur décision. Toutefois, une fois que la convention de divorce a été homologuée par un tribunal, elle ne peut plus être révoquée, ou seulement dans des circonstances particulières.

Oui, en Suisse, il n’est pas nécessaire d’être représenté par un avocat lors d’une procédure de divorce, c’est pourquoi vous pouvez rédiger vous-même la convention de divorce. Pour garantir la validité juridique et donc un déroulement rapide de la procédure, il est fortement recommandé de consulter au moins un avocat avant de déposer la convention de divorce.

Droit fédéral

Articles de loi

Accord global(art. 111 CC)

Accord partiel(art. 112 CC)

Action en divorce(art. 114 CC)

Conséquences du divorce(art. 119 et suivants CC)

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